Juin 1941, Opération Barbarossa : la guerre à l’Est

« Il me semble que je vais ouvrir une porte donnant sur une pièce obscure et encore jamais vue, sans savoir ce que je vais trouver derrière elle. » 

Adolf Hitler, à la veille de l’invasion de l’URSS 

Préambule : 

Été 1939, l’Europe vit ses dernières heures de paix. Au mois de mars, l’armée allemande est entrée dans Prague occupant le reste de la Tchécoslovaquie et violant délibérément les accords de Munich signés en 1938 durant la crise des Sudètes. Après avoir renforcé sa mainmise sur l’Europe Centrale, Hitler revendique désormais la région polonaise de Dantzig qui sépare la Prusse orientale du reste de l’Allemagne. La tension monte d’un cran lorsqu’au mois de mai, l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie signent le Pacte d’Acier qui officialise leur alliance. L’Angleterre et la France proclament alors de garantir l’intégrité territoriale de la Pologne en cas d’agression. Le 23 août, l’Allemagne et l’URSS annoncent la signature d’un pacte de non-agression. : le Pacte Molotov-Ribbentrop. Dans le reste de l’Europe, c’est la stupeur et la consternation. Les partis communistes, qui durant des années, avaient été à la pointe de la lutte antifasciste en Espagne ou en France sont pris au dépourvu. De nombreux militants indignés déchireront leurs cartes d’adhérents car tous espéraient une alliance de l’URSS avec les démocraties occidentales contre le nazisme.

 

Signature à Moscou du traité de non-agression par Molotov. En arrière plan de gauche à droite : Ribbentrop (Ministre des affaires Étrangères allemand) et Staline. Avec au-dessus, le portrait de Lénine.

 Ce pacte comporte également des protocoles secrets. L’Allemagne et l’URSS s’accordent sur un futur partage de la Pologne et sur leur sphère d’influence respective en Europe de l’Est. C’est grâce à ces garanties que la Wehrmacht  peut envahir la Pologne le 1er septembre 1939, déclenchant ainsi la Seconde Guerre Mondiale. Le 17 septembre prétextant une menace sur ses frontières occidentales, l’URSS annexe militairement la partie Est de la Pologne. Plus important encore, en signant ce pacte, Staline consent à livrer de milliers de tonnes de matières premières vitales pour l’Allemagne : du fer, du cuivre, du nickel, du chrome, du caoutchouc, des céréales, des produits pétroliers…. Prudents les Soviétiques demandent que ces ressources soient payées en or, en devises étrangères ou contre des machines-outils (et non avec des Reichsmarks). Lors de l’invasion de la France de 1940, 75% de l’essence alimentant les chars ou les avions allemands fut livré par l’Union Soviétique. Staline obtient, en échange, des zones d’influence en Europe de l’Est. C’est ainsi que l’URSS peut annexer, en 1940, les pays Baltes et la province roumaine de Bessarabie.

 

Photo prise en septembre 1939 en Pologne. Discussions entre soldats allemands et soviétiques à Brest-Litovsk. L'armée allemande se prépare alors à quitter la ville qui doit intégrer la zone d'occupation soviétique en Pologne suivant les accords du pacte Molotov-Ribentrop.
Photo prise en septembre 1939 en Pologne. Discussions entre soldats allemands et soviétiques à Brest-Litovsk. L’armée allemande se prépare alors à quitter la ville qui doit intégrer la zone d’occupation soviétique en Pologne suivant les accords du pacte Molotov-Ribentrop.

Le 30 novembre 1939, pariant sur la neutralité bienveillante d’Hitler et la faiblesse des démocraties, Staline lance l’Armée Rouge à l’assaut de la Finlande. L’offensive russe s’enlise rapidement et révèle au grand jour les défaillances d’une Armée Rouge incapable, malgré une supériorité numérique écrasante, de vaincre l’armée finlandaise. Le conflit s’achève en mars 1940 et apporte quelques gains territoriaux à l’URSS mais les pertes soviétiques sont énormes : 126 000 morts, 220 000 blessés. L’armée finlandaise a elle perdu 45 000 hommes dont 25 000 tués.

Préparatifs Soviétiques et Allemands :

Le désastre finlandais qui contraste avec les succès foudroyants de l’armée allemande en mai-juin1940 obligent les Soviétiques à réformer en urgence leur armée. Le Commissaire du Peuple à la Défense, le maréchal Timochenko, décrète une série de mesures : accentuation de l’entrainement et de l’instruction des soldats, amélioration de la formation des officiers, reconstitution des corps mécanisés dissous en 1939, production en série du nouveau char moyen T-34 et de matériels d’artillerie. Les relations germano-soviétiques se tendent sensiblement lorsque l’Allemagne  envahit la Yougoslavie, se rapproche de la Finlande et négocie des alliances avec la Roumanie et la Hongrie deux pays voisins de l’URSS. De son côté, Hitler reproche aux Soviétiques d’avoir en juin 1940, profité que son armée soit occupée en France pour envahir la région roumaine de Bessarabie sans le prévenir le plaçant devant un fait accompli.

Staline cependant espère, qu’en prolongeant au maximum le pacte germano-soviétique et en ménageant Hitler, il peut gagner le temps nécessaire à la réorganisation de l’Armée Rouge. C’est ainsi que le NKVD[01] NKVD : Commissariat du Peuple aux Affaires Intérieures. Il s’agit du nom de la police politique en URSS entre 1934 et 1945. Nikolaï Iejov, en tant que chef de cette police, a mis en œuvre les purges (on parlera de Iejovschina ) décidées par Staline au sein du Parti, de l’armée et du reste de la société et est donc responsable des arrestations et de l’exécution des « suspects ». En 1939, il est lui même mis en accusation puis exécuté et remplacé par Lavrenti Beria. En 1940, le NKVD procéda à l’assassinat de près 4 500 officiers et membres de l’élite polonaise dans les environs de Katyn. Le NKVD s’occupe aussi du contre-espionnage, de la gestion du Goulag et dispose d’unités militaires autonomes vis à vis de l’Armée Rouge.   livre à la Gestapo des communistes et des opposants politiques allemands réfugiés depuis 1933 en URSS : parmi eux Margarete Buber-Neumann [02] Margarete Buber-Neumann était la femme de Heinz Neumann responsable du parti communiste allemand (KPD). En 1933, ils se réfugient en URSS. Lors des Grandes Purges de 1937, Heinz Neumann est fusillé tandis que Margarete est déportée au Goulag en 1938. En 1940, elle est livrée à la Gestapo puis enfermée dans le camp de concentration de Ravensbrück. Les hommes du NKVD lui avaient promis qu’elle serait extradée vers la Suède… Libérée en 1945, elle ne cessera de témoigner des atrocités des régimes totalitaires nazies et soviétiques. épouse d’un ancien dirigeant du KPD.

Le 13 avril 1941, l’Union Soviétique et le Japon signent un pacte de neutralité qui met un terme à plusieurs années de tensions frontalières en Extrême Orient. La dernière escalade avait en effet provoqué en  mai 1939 une courte guerre « non déclarée » et limitée en Mongolie. Sèchement battus à Khalkhin Gol par les troupes soviétiques commandées par le général Joukov, les dirigeants japonais ont depuis renoncé à leur politique d’extension vers les provinces sibériennes et mongoles de l’Union Soviétique et se concentrent sur la région Pacifique et la Chine. Pour Staline, ce pacte permet de décroitre le risque de conflit en Extrême Orient et redéployer une partie des unités vers les frontières occidentales de l’URSS. On remarque dans cette affaire que Hitler n’a pas cru utile de prévenir son allié japonais de sa prochaine attaque contre l’URSS. L’absence de coordination et de communication stratégique entres les trois alliés de l’Axe (Allemagne, Italie, Japon) sera une des grandes faiblesses de cette alliance.


Actualités Françaises en France occupée (Vichy). Le 12 novembre 1940, Molotov est en visite officielle à Berlin. Lors des entretiens, Hitler propose aux Soviétiques de faire partie des forces de l’Axe mais ceux-ci exigent en échange un contrôle sur la Finlande et la Bulgarie. Finalement les échanges sont globalement un échec, chacun essayant d’obtenir le maximum de concessions de l’autre.

 

 

Dans l’esprit des dirigeants soviétiques, les manœuvres diplomatiques doivent tenter à tout prix de  retarder les opérations militaires jusqu’au début 1942 période où l’Armée Rouge sera prête à encaisser l’invasion. L’Armée Rouge devra alors dans les premiers jours contenir l’avance allemande puis immédiatement contre-attaquer. En attendant, les forces soviétiques sont majoritairement positionnées dans la zone Sud-Est de l’URSS : l’Ukraine et la Pologne apparaissant comme une base de départ idéale pour une vaste contre-offensive après l’échec prévisible des l’invasion allemande.

Le plan soviétique comporte de nombreuses faiblesses. Tout d’abord, il est basé sur le postulat d’une avance allemande limitée durant les premiers jours de l’invasion et qui laisserait donc le temps aux unités soviétiques de se réorganiser et de passer à l’offensive. L’expérience des récentes opérations allemandes basées sur la mobilité et la surprise, en Pologne et en France puis en Yougoslavie, n’est donc pas assimilée par le haut-commandement soviétique. De plus aucune stratégie de défense en profondeur n’est prévue puisque l’offensive reste l’option privilégiée. Ce choix est risqué car en cas de percée des lignes de défenses par les allemands, les conséquences peuvent rapidement être catastrophiques. Les problèmes techniques et logistiques sont aussi nombreux : les divisions mécanisées manquent d’unités de soutien, les chars ne sont pas équipés de radio,  les moyens de transmissions des états-majors sont faibles et reposent essentiellement sur le réseau téléphonique civil. A cela s’ajoutent les terribles conséquences des purges staliniennes de 1938 qui ont décimées l’Armée Rouge : 4 maréchaux (sur 5), 14 généraux d’armée (sur 16), 60 généraux de corps d’armée, 136 généraux de division et environ 30 000 officiers divers ont été exécutés et des milliers d’autres envoyés au Goulag. En hâte, plusieurs sont libérés et réintégrés au sein de l’armée (comme le général Rokossovski futur maréchal et Héros de l’Union Soviétique).  Les décisions de Timochenko arrivent de fait trop tard : l’Armée Rouge qui compte en 1940 près de 5 millions d’hommes ne peut être réformée en si peu de temps.

Le 31 juillet 1940, Hitler ordonne au commandement suprême de la Wehrmacht (OKW : Oberkommando der Wehrmacht) de commencer la planification de l’invasion de l’Union Soviétique. Nom de code de l’opération : « Barbarossa ». Le plan allemand est relativement simple mais terriblement ambitieux : réaliser plusieurs encerclements grâce à la forces des quatre groupes blindés (PanzerGruppen [03] En 1941 un PanzerGruppe rassemble 5 à 9 divisions blindées ou motorisées articulées en 2 ou 3 corps de panzers. Entièrement motorisé, il dispose de 500 à 1000 chars et de 30 000 à 60 000 fantassins portés. Les Groupes d’Armées allemands comprennent plusieurs Armées (partiellement motorisées) et de un à trois PanzerGruppen. ) et détruire le gros de l’Armée Rouge à l’ouest en huit à dix semaines. L’offensive allemande se déploiera selon trois axes :

– le Groupe d’Armées Nord  ayant pour objectif les Pays Baltes et Leningrad.

– le Groupe d’Armées Centre, le plus puissant, sur l’axe Minsk-Smolensk en direction de Moscou.

– le Groupe d’Armées Sud doit atteindre les objectifs économiques fixés par Hitler : s’emparer de Kiev (blé ukrainien), et la région industrielle de Kharkov porte d’entrée vers les champs pétroliers du Caucase.

 

Adolf Hitler dans son quartier général, pendant la préparation de l'Opération Barbarossa, entouré de son état-major : les généraux Wilhelm Keitel, Walther Brauchitsch, et Franz Halder.
Adolf Hitler dans son quartier général, pendant la préparation de l’Opération Barbarossa, entouré de son état-major : les généraux Wilhelm Keitel, Walther Brauchitsch, et Franz Halder.

 

Après les victoires à l’Ouest, le moral de la troupe est élevé et 90% des soldats de la Wehrmacht ont déjà eu l’expérience du combat. Les unités bénéficie d’une maîtrise tactique très forte tant pour les offensives blindées que pour l’interaction entre infanterie, aviation et artillerie. Mais la production allemande est insuffisante pour préparer une telle offensive : la Wehrmacht disposera pour envahir l’URSS, d’à peine plus d’avions et de chars que lors de la Bataille de France en 1940: la mécanisation de l’armée allemande stagne. Pour ne rien arranger la plupart des chars sont certes rapides mais faiblement blindés et disposant de canons de petit calibre. Une faiblesse qui s’était déjà révélée dangereuse en France face aux armes anti-chars et à des chars mieux protégés.

Hitler veut ainsi obtenir par la conquête les territoires et les ressources qui manquent à l’Allemagne. Cette campagne doit permettre l’aboutissement du projet d’expansion nazie et la création d’un « espace vital » (Lebensraum) allemand.

Prévue initialement pour être déclenchée au mois de mai 1941, l’opération Barbarossa doit être décalée : le déploiement des escadrilles de la Luftwaffe prend du retard, les infrastructures polonaises sont mauvaises et surtout Hitler est forcé d’envoyer des troupes dans le Balkans pour venir en aide à son allié italien alors en difficulté en Grèce.

La Grande Guerre Patriotique :

Au début 1941 Staline, reçoit de plus en plus d’informations sur une prochaine invasion allemande. Les Soviétiques disposent en effet en Allemagne de deux agents haut placés à la Luftwaffe et au Ministère de l’Economie qui les informent sur les préparatifs de Barbarossa. Les deux hommes, le lieutenant Schulze-Boysen et Arvid Harmack seront démasqués et exécutés par la Gestapo en 1942. Un autre espion, Richard Sorge, infiltré à l’ambassade allemande de Tokyo prévient Moscou le 30 mai, que l’attaque allemande se déclenchera le 22 juin. Parallèlement des avions d’observation allemands sont régulièrement  surpris en train de violer l’espace aérien soviétique. Bénéficiant du décryptage des communications allemandes (source Ultra), les Britanniques et Churchill avertissent aussi Staline du danger.

Malheureusement les services de renseignement soviétiques, désorganisés suite aux purges de 1938, ne disposent plus d’analystes capables d’interpréter ces informations et de discerner le vrai de la désinformation ou des simples rumeurs. Rumeurs amplifiées par les reports successifs, décidés par Hitler,  de la date de l’attaque. Enfin il faut prendre en compte la paranoïa de Staline qui se méfie et craint une manipulation anglaise. Il choisi de ne pas tenir compte de ces avertissements, pensant que Hitler n’osera pas rompre aussi tôt le pacte germano-soviétique. Et quel officier de renseignement oserait contredire l’avis du dictateur ? Par prudence, il est cependant décidé de rappeler une partie des réservistes portant l’Armée Rouge au 2/3 de ses effectifs pleins et permettant de rassembler à l’arrière des frontières un Front de Réserve.

Dans la nuit du 21 juin 1941, le chef de l’état-major, le général Joukov, obtient de Staline la mise en alerte partielle de l’armée. Les commandants des régions militaires reçoivent une directive précisant que « des attaques brusquées allemandes sont possibles » dans les heures à venir. L’armée cependant ne doit « céder à aucune provocation». Mais il est déjà trop tard pour prendre la moindre mesure, le 22 juin à 03h15 du matin, sans déclaration de guerre, les premiers soldats allemands franchissent la frontière russe. La Wehrmacht aligne alors la plus grande force d’invasion jamais réunie : 3 350 chars, 9000 canons, 3000 avions,  près de 3 millions d’hommes (soit 160 divisions) et des milliers de véhicules. Elle sera progressivement renforcée par des divisions de ses alliés de l’Axe: Italie, Slovaquie, Finlande, Roumanie et Hongrie. L’armée allemande n’est cependant que partiellement motorisée : l’artillerie est encore majoritairement tractée par des chevaux (600 000 sont utilisés au début de la campagne) et l’infanterie se déplace majoritairement à pieds comme la Grande Armée de Napoléon lors de la campagne de Russie en 1812.

Pour leur faire face, les forces armées soviétiques alignent le long des frontières occidentales 2,9 millions d’hommes, 17 000 chars (1 475 seulement de type T-34 ou KV-1 sont modernes) et 9 000 avions (pour 80% obsolètes).

L’invasion de l’URSS est accueillie, dans les pays occupés, avec soulagement par les milieux « collaborationniste ». C’est, pour eux, le début du combat que doit mener l’Europe entière contre l’ennemi commue n°1 : le judéo-bolchevisme. Seul l’écrasement de l’Union soviétique peut permettre l’émergence d’un ordre nouveau européen. En conséquence des volontaires venus de toute l’Europe occupée (France, Belgique, Pays-Bas, Norvège…) mais aussi de pays neutres (Espagne, Suède) vont s’engager pour combattre sous l’uniforme allemand en Russie. En France, les leaders collaborationnistes Jacques Doriot et Marcel Déat obtiennent la création, en juillet 1941, d’une Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme (LVF). Le premier contingent de la LVF engagé, en décembre, dans la bataille de Moscou sera décimé par les premiers combats et surtout par le froid intense. Parallèlement le Parti Communiste s’engage totalement au côté de la Résistance apportant son expérience de la clandestinité et ses nombreux militants.


 

 

Churchill apprend avec soulagement l’attaque contre l’Union Soviétique qui ouvre un second front : enfin la possibilité d’un débarquement allemand s’éloigne, enfin la Grande Bretagne n’est plus seule dans la guerre contre l’Axe. Mais rapidement l’annonce des premiers revers soviétiques et de l’avance irrésistibles des panzers allemands, laisse entrevoir une perspective cauchemardesque : celle d’une défaite russe qui permettrait à l’Allemagne de disposer de toutes les ressources nécessaires pour conduire la guerre et ferait donc d’Hitler le maître incontesté de l’Europe. Malgré son anti-communisme, malgré les besoins criants de l’armée britannique, malgré la répugnance des amiraux anglais à dégarnir la défense de l’Atlantique et la Méditerranée, Churchill décide en juillet 1941, l’envoi d’un premier convoi  vers les ports de Mourmansk et d’Arkhangelsk dans le grand Nord. Il transporte de l’essence, du ravitaillement,  et des avions pour permettre à l’URSS dans un premier temps de défendre Mourmansk. Ce premier convoi traverse sans encombre la mer de Barents mais bientôt les marins alliés devront faire face à la menace incessante des bombardiers, cuirassés et sous-marins allemands basés en Norvège. Cette bataille aux confins du cercle Arctique est terrible tant par les conditions météorologique  (froid intense, iceberg, brouillard, tempêtes violentes) que par la menace omniprésente pour les marins d’être torpillé ou bombardé à tout moment.

Du 22 juin au 20 aout 1941 :

 

Colonne de panzers attendant la reprise de l’offensive. On observe à gauche un Panzer II (char léger déjà obsolète en 1941), à droite un Panzer III (principal char moyen) et au centre un semi-chenillé.
Colonne de panzers attendant la reprise de l’offensive. On observe à gauche un Panzer II (char léger déjà obsolète en 1941), à droite un Panzer III (principal char moyen) et au centre un semi-chenillé.

 

Les premiers jours de l’invasion sont désastreux pour l’Armée Rouge. En quelques heures, la Luftwaffe détruit au sol ou dans les airs près de 1 400 appareils russes puis forts de cette supériorité aérienne, les bombardiers allemands peuvent ensuite attaquer en toute impunité les dépôts de ravitaillements, les centres de communications, les états-majors… La désorganisation et la confusion sont alors totales. De plus, l’axe principal de l’offensive allemande est en Biélorussie et non dans le Sud près de l’Ukraine comme s’y attendaient les généraux soviétiques qui y ont d’ailleurs déployés leurs meilleurs unités. La situation est critique car ayant opté pour une stratégie d’emblée offensive, le généraux soviétiques et Staline n’ont pas ordonnée la construction de lignes de défense en profondeur. Une seule percée allemande peut donc entrainer l’effondrement du front russe.

Les combats, très violents, tournent rapidement à l’avantage des allemands. Si plusieurs unités soviétiques combattent sans répit, d’autres démoralisées et isolées se rendent en blocs. Désordonnées et mal préparées les contre attaques soviétiques échouent faute de renfort, de l’appui insuffisant des chars ou de l’artillerie. En effet, beaucoup de véhicules durent être abandonnés par manque de carburant après la destruction des dépôts ou à cause de panne mécanique. N’ayant plus de contacts avec leurs unités, privés de reconnaissance aérienne, ignorant où se trouve l’ennemi et paralysés par des ordres contradictoires, les généraux soviétiques se retrouvent dans la même situation que les officiers français de mai 1940. De plus ils craignent de prendre la moindre initiative, paralysés par la peur et l’autorité des commissaires politiques du Parti qui veillent au respect de l’orthodoxie communiste  et n’hésiteront pas à les envoyer devant un peloton d’exécution en cas d’échec. La plupart des officiers promus trop rapidement après les purges sont inexpérimentés et incapables de réagir efficacement face aux attaques allemandes.

La supériorité tactique des soldats allemands, bien entrainés et expérimentés, est écrasante : infanterie, chars, aviation coopèrent en permanence. Les Stukas, véritable artillerie volante, ouvre la voie aux divisions blindées (Panzerdivisionen) en frappant durement les points de résistances ou en paralysant le déplacement des unités adverses. L’infanterie est, elle, renforcée par des canons automoteurs, des équipes de sapeurs afin de détruire bunkers et fortifications ennemis. L’avance rapide des Panzergruppen, fers de lances de l’armée allemande, ne doit laisser aucun répit à l’adversaire, l’empêcher de reconstituer une ligne de défense puis permettre avec, le soutien de l’infanterie, l’encerclement et la destruction de ses unités. Cette tactique sera présentée par la propagande allemande sous le nom de « Blitzkrieg », la guerre éclair.

 

Carte extraite du "Joukov" de Jean Lopez montrant l'avancée allemande au début de l'opération Barbarossa.
Carte extraite du livre « Joukov, l’homme qui a vaincu Hitler » de Jean Lopez montrant l’avancée allemande au début de l’opération Barbarossa.

 

Le coup le plus dur est donc porté en Biélorussie. Après avoir enfoncés la défense adverse, les PanzerGruppe 2 (Pz.Gr2 du général Guderian) et 3 (Pz.Gr3 du général Hoth) avancent vers Minsk (Carte 1) pour prendre en tenaille les forces soviétiques du Front Ouest. Le 27 juin, Minsk tombe, et malgré les ordres de retraite près de 650 000 soldats russes se retrouvent pris au piège. Jusqu’au 8 juillet, les Soviétiques se battent désespérément pour tenter de rompre l’encerclement. Au cours des combats dans les poches de Bialystok et de Minsk, environ 350 000 Soviétiques sont tués, ou capturés. La majeure partie de l’équipement et des véhicules du Front Ouest est perdue. Environ 200 000 soldats réussissent cependant à rejoindre les lignes soviétiques. Convaincus d’être responsable de ce désastre, le général Pavlov, qui commandait le Front Ouest et son état-major sont arrêtés et fusillés par le NKVD sur ordre de Staline. Dans le même temps, le Groupe d’Armées Nord parvient en quelques jours à conquérir les pays Baltes parvenant ainsi à mi-chemin de Leningrad. Si l’avance allemande semble irrésistible, elle rencontre néanmoins une forte résistance dans le sud, en Ukraine. Les tankistes allemands ont la mauvaise surprise d’affronter les nouveaux chars soviétiques (T-34 et KV-1) mieux blindés et invulnérables à la plupart de leurs obus antichars (à l’exception du canon de 88mm). Dispersés et victimes des bombardiers d’appui au sol, les T-34 ne peuvent cependant que freiner l’avance allemande.

Atterré voire paniqué par les nouvelles catastrophique du front, Staline demeure silencieux et reclus dans le Kremlin durant les premiers jours de l’invasion. Finalement le 3 juillet, il s’adresse à la radio au peuple soviétique. Le ton de son discours est inhabituel. Les termes « communiste » ou « bolchevick » sont quasiment absents. Staline ne cache pas la gravité de la situation, et parle aux russes comme : « mes frères, mes sœurs ». Il annonce que « l’existence même de l’Union Soviétique est en péril » et en appelle à la défense de la « Mère Patrie ». Staline défend aussi la signature du pacte germano-soviétique qui a permis de préserver pendant plus d’un an la paix en URSS. Cet appel au patriotisme des Russes n’est pas vain. Certes dans certains territoires (Ukraine, Pays Baltes…) les Allemands ont été accueillis en libérateurs par une population ayant souffert de la collectivisation et de la terreur du NKVD (avant de partir ses agents fusillèrent les prisonniers politiques détenus dans les prisons de Vilnius et Lvov). Mais les nazis ont planifié l’exploitation totale des territoires conquis à l’Est. Ceux qui peuvent travailler, produiront pour le Reich tandis que les autres seront exterminés : pas de « bouches inutiles ». Quelques officiers allemands s’offusquent de cette politique qui leur aliène le soutien d’une population, au départ favorable, et compromet le recrutement d’auxiliaires ukrainiens ou russes. En Ukraine et en Biélorussie, entre 1941 et 1944, les populations ne cesseront de souffrir de la famine. Dès le début de la campagne, Hitler signe un décret ordonnant l’exécution immédiate des Commissaires politiques, des membres du Parti Communistes ou des Juifs capturés par la Wehrmacht. Le sort des autres soldats russes prisonniers n’est guère plus enviable. Laissés sans soin, pratiquement sans nourriture, entassés dans des camps surpeuplés beaucoup mourront avant leur déportation en Allemagne. Pour Hitler et les nazis, cette guerre est la « lutte de la race contre la masse ». Quels que soient les crimes du stalinisme, les Soviétiques comprennent vite qu’ils défendent là leur existence, leur liberté et soutiennent complétement Staline. La population entière est mobilisée dans cette lutte à mort sous l’étroite supervision de l’armée et surtout du NKVD.

Dans les jours qui suivent plusieurs décisions importantes sont prises. Les usines de l’ouest de l’URSS doivent être démontées et transférées dans la région de l’Oural hors de portée de la Luftwaffe (1500 usines sont concernées et environ 2 millions de wagons seront utilisés pour l’opération). Il faudra cependant attendre plusieurs mois avant qu’elles ne recommencent à produire à plein rendement. Un commandement suprême de l’Armée Rouge est créé et placé sous la direction de Staline et de Joukov notamment. Ce grand état-major prend le nom de Stavka comme au temps de l’armée tsariste. Ordre est donné aux paysans, fuyant l’avance allemande, de brûler leurs fermes (isbas) et leurs champs. C’est une politique de la « terre brûlée » qui doit empêcher la Wehrmacht de se ravitailler. Le NKVD est chargé de traquer les « lâches », les « défaitistes » ou les « déserteurs » et au besoin de les fusiller pour l’exemple. Mais la plupart de ceux accusés d’avoir reculé devant l’ennemi sont affectés dans des bataillons disciplinaires puis envoyés dans les zones les plus dangereuses du front. Aux membres de ces bataillons de « racheter leurs fautes par leur sang».

 

Soldats allemands combattant dans Smolensk, en flammes.
Soldats allemands combattant dans Smolensk, en flammes.

 

Le 16 juillet, après deux semaines de durs combats urbains, les divisions de Guderian prennent Smolensk important nœud de communication mais également dernière grande ville avant Moscou (à 400km). Les rapports de l’OKW font cependant état d’un raidissement de la résistance des forces soviétiques. Les contre-attaques menées par les généraux Joukov et Rokossovski contiennent les divisions allemandes et aboutissent, début aout, à une stabilisation temporaire du front à l’est de Smolensk. Si les Soviétiques sont parvenus à maintenir une ligne de front continue, celle-ci demeure fragile : faute de réserve suffisante il est impossible de constituer une défense en profondeur. Manquant aussi de réserves, les Allemands ne peuvent attaquer partout et doivent donc déplacer leurs unités mobiles d’un point à l’autre du front pour frapper les zones faiblement défendues du dispositif soviétique. La Wehrmacht a encore l’initiative stratégique, mais l’exécution du plan Barbarossa  prend du retard. Pour les Allemands qui se sont enfoncés sur plusieurs centaines de kilomètres à l’intérieur du territoire russe, la logistique va rapidement devenir une préoccupation majeure. Peu de routes sont goudronnées et les lignes de chemins de fers ont souvent été détruites par les Soviétiques lors de leur retraite. De plus l’écart entre les rails allemands et russes est différent ce qui oblige à réaliser des travaux d’adaptation qui consomment un temps précieux. Sans compter les actions de sabotage des groupes de partisans qui s’organisent à l’arrière des lignes allemandes, en dépit d’une répression impitoyable. L’infanterie et le ravitaillement peinent donc à suivre la progression des divisions blindées.

Au 10 août 1941, l’Armée Rouge a laissé sur le terrain 1,2 millions d’hommes tandis que 9000 chars et 8000 avions ont été détruits. De son côté la Wehrmacht a perdu 266 000 soldats, 1000 chars et 1000 avions.
Le 25 août, les armée britannique et soviétique envahissent et occupent conjointement l’Iran, alors neutre mais dont la politique pro-allemande menaçait les champs pétrolifères contrôlés par des compagnies anglaises. Il s’agit aussi d’entamer des travaux d’aménagement (port, route, chemins de fer) afin de mettre en place une nouvelle voie pour acheminer l’aide matérielle venant des États-Unis. Le même mois, des pétroliers américains appareillent de Californie transportant de l’essence d’aviation à destination de Vladivostok  et de l’URSS. Le Président Roosevelt s’inquiète en effet de la tournure prise par le conflit alors que l’Angleterre et l’Union Soviétique accumulent les déconvenues tandis que à cause d’une opinion publique hostile, les États-Unis demeurent  officiellement neutre.

 

Soldats soviétiques retranchés à proximité de Smolensk en aout 1941. On observe au second plan un char léger T-26.
Soldats soviétiques retranchés à proximité de Smolensk en aout 1941. On observe au second plan un char léger T-26.

 

De Kiev à Leningrad :

Début août, la Wehrmacht piétine devant Kiev ne parvenant pas à percer les fortifications défendant la capitale ukrainienne. Les positions soviétiques constituent un saillant dans le dispositif allemand et représente une menace potentielle pour le flanc droit du Groupe d’armées Centre (cf Carte I). Le 23 août, Guderian et le général Von Bock qui commande le Groupe Centre se rendent en Prusse Orientale au QG d’Hitler. La réunion est houleuse. Guderian essaye, en vain, de convaincre Hitler de concentrer l’offensive sur l’axe de Moscou. Mais Hitler refuse fermement et il ordonne qu’une partie du Groupe Centre oblique vers le sud pour encercler les unités soviétiques du Front Sud-Ouest. Le 25, le PanzerGruppe de Guderian et la IIe Armée s’élancent vers le sud depuis la région de Gomel (cf Carte I) avec 700 avions, 800 chars et 400 000 hommes. Jusqu’au 10 septembre, la Stavka et Staline ne s’alarment pas et pensent pouvoir repousser les forces de Guderian. Et malgré les demandes répétées voire des commandants du Front Sud-Ouest pour évacuer Kiev et se retirer vers l’est, les renforts continuent d’affluer pour en renforcer les défenses. La situation se détériore brutalement lorsque les Allemands parviennent à traverser le fleuve Dniepr et à établir une tête de pont à Krementchoug (cf Carte I), au sud-est de Kiev. Le PanzerGruppe I peut alors remonter vers le nord à la rencontre de l’armée de Guderian. Le 10 septembre, seulement 180 km séparent les avant-gardes des deux armées allemandes ne laissant qu’un étroit corridor aux Soviétiques pour évacuer le saillant de Kiev. Les Allemands réalisent leur jonction à Lochitsa le 15 septembre refermant autour des forces soviétiques ce que les Allemands nomment « un chaudron » (Kessel). Les unités du Front Sud-Ouest reçoivent enfin l’ordre de battre en retraite mais il est déjà trop tard pour rompre l’encerclement. Après quatre jours de combat, le Kessel de Kiev est liquidé. L’Armée Rouge vient de subir sa pire défaite depuis le début de la guerre en perdant le quart de ses forces : 650 000 prisonniers, 13 généraux et 100 000 hommes tués, 800 chars, 3300 canons, 30 000 véhicules détruits ou capturés. A peine 25 000 hommes parviendront à sortir vivant de cet enfer et à regagner par petits groupes les lignes soviétiques.

 

Prisonniers russes emmenés en captivité. Jusqu’en 1945, 5 millions de Soviétiques seront faits prisonniers et moins de la moitié reviendra des camps de concentration. Accusés de lâcheté à leur retour en URSS, la plupart des survivants seront déportés en Sibérie.
Prisonniers russes emmenés en captivité. Jusqu’en 1945, 5 millions de Soviétiques seront faits prisonniers et moins de la moitié reviendra des camps de concentration. Accusés de lâcheté à leur retour en URSS, la plupart des survivants seront déportés en Sibérie.

 

Carte extraite du livre "Joukov, l'homme qui a vaincu Hitler" de Jean Lopez montrant l'avancée allemande devant Leningrad
Carte extraite du livre « Joukov, l’homme qui a vaincu Hitler » de Jean Lopez montrant l’avancée allemande devant Leningrad

Au Nord dans la région de Leningrad, la situation est également inquiétante. Le 8 septembre les Allemands ont atteint le Lac Ladoga, coupant la ville du reste de la Russie. Avec l’armée finlandaise qui tient la Carélie et le nord de la région, Leningrad est entièrement encerclée par les forces de l’Axe (cf Carte II). Joukov est dépêché sur place, par Staline, pour prendre en main la défense de la cité. Appuyés par les canons de la flotte de Kronstadt, renforcée par des fusiliers marins, des milices populaires et des chars lourds KV-1, l’Armée Rouge parvient à empêcher la Wehrmacht de franchir le fleuve Neva, dernière ligne de défense de la ville. Parallèlement les armées finlandaises ne veulent pas progresser au delà des territoires qu’ils ont repris aux Soviétiques. Ils ne lancent donc pas d’offensive d’envergure contre Leningrad. Hitler, lui, ne veut pas risquer de nouveaux combats urbains, et ordonne donc de maintenir l’encerclement et de bombarder la ville. C’est le début du plus long siège de l’Histoire. Leningrad ne peut plus être ravitaillée que par des bateaux traversant, sous le feu de l’artillerie allemande, le lac Ladoga. Une faible partie de la population peut ainsi être évacuée. Au début du siège, la ville compte près de 3 millions d’habitants. La situation alimentaire est catastrophique (aggravée par la destruction d’entrepôts de vivres le 8 septembre). La ration de nourriture tombe de 200-400g de pain (les ouvriers et les soldats reçoivent une ration supérieure au reste de la population) début octobre à 125-225g à la mi-novembre. En novembre, les Soviétiques peuvent faire circuler des camions sur lac Ladoga désormais recouvert par la glace. Quatre routes, surnommées « les routes de la vie », protégées par la DCA, sont construites sur le lac pour permettre, sur 160 km, à une noria de camions d’amener jour et nuit la nourriture et les munitions nécessaires puis d’évacuer les civils et les blessés. En dépit de ces efforts, les victimes de la famine et du froid seront 50 000 en décembre puis près de 126 000 en janvier 1942. Tous les jours, des équipes relèvent dans les rues et les maisons, les corps des personnes mortes d’épuisement, sous le regard désabusé des survivants.

 

Durant l’hiver 1941, les habitants brisent la glace pour puiser de l’eau. Les populations civiles seront les grandes victimes de cet affrontement titanesque.
Durant l’hiver 1941, les habitants brisent la glace pour puiser de l’eau. Les populations civiles seront les grandes victimes de cet affrontement titanesque.

 

Ces pertes ne sont pas dues à un effet collatéral du siège. Pour Hitler, le futur de Leningrad est déjà scellé : la ville doit être affamée puis à terme entièrement rasée. Dans les faubourgs de la cité, les Allemands pillent puis incendient l’ancien palais de la tsarine Catherine II. La Chambre d’Ambre [04]  Cette œuvre, démontée puis entreposée dans un château à Königsberg en Prusse Orientale ne sera jamais retrouvée. Détruite lors du bombardement de la ville par la RAF ou lors de la prise de la ville par l’Armée Rouge en 1945 ? Ou bien stockée dans une cache demeurée secrète ? Le mystère demeure. Une reconstitution de cette pièce a été réalisée à partir de photos en 2003. , œuvre artistique inestimable, est ainsi dérobée puis envoyée en Allemagne.

Perdre Leningrad aurait de graves conséquences pour l’Armée Rouge, la ville est une importante base navale et les usines Kirov produisent des chars pour l’armée. De plus, les Allemands pourraient alors joindre leurs forces avec celles de l’armée finlandaise et entreprendre la conquête de Mourmansk, port vital, où commence à affluer l’aide matérielle des Alliés. Enfin, Leningrad est considérée comme le berceau de la Révolution ce qui donne au siège une immense portée symbolique. La détermination et l’esprit de résistance de la population surprennent les Allemands qui pensaient que la ville tomberait d’elle même.

Fin septembre 1941, un dernier assaut pour prendre la ville échoue. Le Groupe Nord doit se séparer de plusieurs de ses Panzerdivisionen au profit du Groupe Centre car Allemands et Soviétiques concentrent désormais leurs forces devant Moscou où doit se jouer la bataille décisive. Le 30 septembre, est donc lancée l’opération Typhoon dernière chance pour la Wehrmacht de s’emparer rapidement de Moscou.

 

 

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